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Ballon dirigeable : le transport du futur ?

Parmi les sujets de discussion, chez Cadoetik, nous évoquons souvent les transports du futur, et ce que sera demain la mobilité écologique. Parmi les pistes explorées, je suis resté focalisé essentiellement sur ce qui possède 4 roues et un moteur (normal pour un passionné de courses d’endurance me direz-vous). Mais c’est aussi dans les airs que des solutions innovantes apparaissent, parfois teintées d’un peu de rétro, comme les ballons dirigeables (même le très sérieux NY Times en parle) ! Un excellent article paru sur Owni (le retour des dirigeables un fantasme qui en dit long), me pousse à mon tour à vous parler de ce sujet passionnant, plein de rêverie, sur lequel nous collectionnons des liens depuis plusieurs semaines !

Les avantages des dirigeables

Si les dirigeables reviennent timidement sur le devant de la scène, c’est parce qu’ils présentent des avantages intéressants, au regard des contraintes qu’il faudra désormais appliquer aux transports de demain. Ainsi, se déplacer (personne ou FRET) en dirigeable est :

  • un mode de transport économique (il s’agit du meilleur rapport prix / distance après le transport fluvial)
  • un mode de transport écologique (bien plus que l’avion)
  • la possibilité de rester dans le ciel très longtemps et de manière silencieuse par beau temps.
  • un système plus « sur » en cas de problème (les défaillances des moteurs sont moins critiques que pour un avion)
  • une facilité car les dirigeables modernes peuvent atterrir pratiquement n’importe où
  • un moyen de transporter de très lourdes charges

Vous l’avez compris, cet engouement pour les dirigeables est lié à son image de transport « green », mais aussi au fait qu’il est associé dans notre imaginaire, au futur. C’est pourtant au début du siècle dernier que les dirigeables étaient les plus nombreux dans le ciel !

Le développement de ces engins dans les années 1920 et 1930 répondait ainsi à une compétition entre nations, bien plus qu’à des considérations strictement économiques. Le dirigeable était ainsi un moyen d’impressionner, grâce à sa masse. « Avec l’engouement pour les technologies vertes, le dirigeable a trouvé un regain d’intérêt depuis une quinzaine d’années car il est censé pouvoir effectuer des transports de passagers et de fret comme l’avion mais en consommant moins de carburant- donc en émettant moins de gaz à effet de serre – et en produisant moins de nuisances sonores » explique Robert Giraudon sur Cawa.

Ce dernier rappelle l’historique des dirigeables, et constate que par le passé, échecs et accidents furent nombreux (Hindenburg notamment)… Pourquoi ? Pour des raisons structurelles, inhérentes au principe même du ballon, à savoir le fait qu’ils soient « plus légers que l’air ». Un certain nombre d’évolutions doivent apparaitre pour gommer ces échecs, et amener en production de nouveaux dirigeables, manoeuvrables, moins senseibles à la météo (pluie, vent) et ne posant pas de contraintes de stockage et d’appareillage aussi fortes que par le passé… « A condition de sortir des sentiers battus et de commencer par ce qu’il y a de plus simple à concevoir, le dirigeable n’est peut-être pas mort et pourrait même réaliser à l’avenir des missions qu’aucun autre moyen de transport n’est aujourd’hui à même d’assurer !« .

L’avenir des dirigeables : évolutions futures

Beaucoup de projets existent. Encore au stade de réflexion ou aboutis, ils se multiplient, prouvant que l’intérêt est bien réel. Parmi les projets, citons celui de Aeros, qui a réalisé le Sky Dragon 40DDestiné au tourisme, à la surveillance, aux missions humanitaires, à la couverture aérienne des événements par les chaînes de télé, à l’installation de plateformes de mesure pour la recherche, il appelle un autre modèle, qui pourrait intéresser notamment l’armée ! « A la différence des dirigeables d’autrefois, ceux-ci seront plus lourds que l’air et n’auront besoin ni de ballasts pour décoller, ni de larguer du gaz pour redescendre » peut-on lire sur DDMagazine.[/one_third][one_third]Lockheed Martin a signé un contrat pour développer une famille de dirigeables pour le fret commercial d’une entreprise privée canadienne. « La première version du dirigeable se nomme SkyTug avec une capacité d’emport de 20 tonnes. Il sera suivi d’une seconde version capable de transporter 50 à 70 tonnes de fret. Il y a également des plans à long terme pour des dirigeables avec des charges utiles de plusieurs centaines de tonnes » à lire sur Info Aviation.Projets utopiste d’illuminés ? Pas tant que ça, lorsque l’on sait que Boeing, avec le JLH-40 (Jess Heavy Lifter), développé par la société Skyhook, s’intéresse au concept. Les premiers vols devraient être prévus pour 2013, pour une exploitation 2014 peut-on lire sur Pascucci Media. Un autre projet ambitieux mérite le coup d’oeil : HSSA est un aéronef propulsé à l’énergie solaire, capable de voler à une altitude beaucoup plus élevée (environ 30.000 pieds) que les dirigeables classiques (voir sur Buzzecolo). Ce projet se distingue par la présence de panneaux solaires, pour lui permettre de s’auto-alimenter en énergie, ainsi que l’utilisation intelligente du Gulf Stream pour se mouvoir.

Le projet le plus fou dans le domaine est de loin un projet français : Jean-Marie Massaud, designer français, travaille sur « Manned Cloud » un projet d’hôtel volant qui se déplacerait à 130km/h.

Merci à John Steed et Solid Snake de Blog Espion pour leur veille précieuse dans le domaine !

Photo : Graf Zeppelin over Egypt, 11 April 1931 / FlickR par blacque_jacques

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